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14.4.14

Du rififi chez les électriciens allemands.

Il faut vraiment s'accrocher si on veut se tenir au courant de ce qu'il s'y passe !
Essayons de récapituler les dernières évolutions :
- dans le charbon, on apprenait grâce au rapport annuel de l'Agence fédérale des Réseaux publié le 10 avril dernier que la Coopération internationale (qu'on appelle aussi l'aide au Développement) a versé plus de 2 milliards d'€ (si,si, plus de 2 milliards d'€ !) à la Chine, la Serbie, la Mongolie et au Kosovo pour le développement de l'extraction de houille (le charbon que l'on brûle dans des centrales pour produire de l'électricité). Le gouvernement fédéral a réagit en annonçant qu'il envisageait de cesser cette aide en 2015. C'est bien d'aider les pays en voie de développement ; surtout si c'est désintéressé. Bon, cela n'a probablement rien à voir, mais dans la foulée, plusieurs électriciens allemands ont annoncé vouloir fermer des centrales au charbon, devenues non rentables (sic). C'est bien de vouloir diminuer les émissions de CO2. Mais on aimerait quand même bien savoir si cette non rentabilité est due au fait que la houille allait coûter plus cher... et si donc l'aide au développement des pays cités ci-dessus n'avait pas pour effet de baisser le prix du charbon importé en Allemagne.
- dans le nucléaire, un des électriciens qui ferme sa centrale (celle de Heilbronn) au charbon, et justifie aussi la fermeture au regard de ses obligations d'assurer une fourniture constante d'électricité, en affirmant qu'il pourra se fournir à Fessenheim pendant plusieurs années ; là, j'ai failli tomber de ma chaise ! Et qu’apprend-on cette semaine ? que la taxe allemande sur les éléments radioactifs (Brennelementesteuer) est contraire à la constitution, et cela si manifestement que le tribunal ordonne le remboursement sans délai de plus de 2 milliards d'€ aux entreprises, sans même attendre le jugement en cassation au'il y aura certainement. Ça fait quand même un peu désordre. D'autre part, le Japon, qui avait fermé toutes ses centrales et observait, dit-on, de très près les évolutions allemandes, tire ses conclusions et vient d'annoncer qu'il allait rouvrir ses centrales. Je ne suis donc pas le seul sceptique.
- dans le solaire, c'est la pagaille, puisque l'initiative DII (entre autres avec Desertech) n'arrive toujours pas à syndicaliser les intérêts et que même les entreprises les plus patientes - et les plus généreuses en terme de cotisation - se  retirent.
- dans l'éolien, rien... à part les râleries habituellement des NIBY qui veulent être branchés sur le secteur, mais ne veulent pas que le réseau passe prè de chez eux.
- Attendez, je n'ai pas fini et je vous ai gardé une sucette : vu les centrales qui vont fermer, la fourniture d'électricité dans le Sud de l'Allemagne n'est pas suffisamment assurée à partir de fin 2017, dit l'Agence fédérale des Réseaux, qui demande la création d'une centrale publique. Je répète : une centrale publique, gouvernementale, donc. Si ce n'est pas le monde à l'envers, ça y ressemble vraiment beaucoup.
- autres : les nanocristaux d'oxyde de cuivre semble permettre de transformer le CO2 en ethanol et autres choses intéressantes. Enfin une bonne nouvelle dans ce monde en désordre !

29.3.14

Du rififi chez les agriculteurs allemands.

Une véritable émeute, voilà ce que promettent les fédérations allemandes d'agriculteurs si la loi sur le salaire minimum généralisé passe en Allemagne. Cette loi, réclamée par des commissaires européens, des gouvernements des pays limitrophes de l'Allemagne, et les syndicats de salariés, est à l'ordre du jour du conseil fédéral des ministres de mercredi prochain. On se rappelle que le salaire minimum généralisé est convenu au contrat de coalition du gouvernement fédéral actuel et il doit donc être approuvé par les députés fédéraux sous peine de rupture de la coalition au pouvoir. Il passera... à 8.50 € de l'heure, probablement au premier janvier 2015.
Les saisonniers recrutés pour les récoltes en profiteront - ils sont 330 000 par an, dont 290 000 viennent de Pologne et de Roumanie. En profiteront aussi les agriculteurs des autres pays européens qui ne pouvaient concurrencer les produits allemands tant que les salaires de saisonniers en Allemagne tournaient autour de 5,00 € de l'heure ! et qui pourront y retourner ; on peut penser que les produits les plus favorisés seront les asperges, fraises, radis et concombres, mais aussi le houblon et le raisin.
En profiteront moins les exploitations agricoles allemandes qui devront fermer pour cause de non-rentabilité, disent ceux qui fomentent l'émeute, et ils n'ont pas forcément tord, nous l'avons vu au nombre d'exploitations européennes qui ont dû fermer à cause des salaires de misère payés en Allemagne. Juste retour des choses ? Peut-être, si les exploitants (ouest-)européen arrivent à se remettre en selle avant que les exploitants (est-)européens ne profitent de l'aubaine.
Voilà pour l'agriculture.
Certains ont essayé, et vont encore essayer de faire voter des exceptions au salaire minimum, mais n'ont pas (encore ?) réussi totalement : n'auront pas droit au salaire minimum les jeunes de moins de 18 ans, les stagiaires si le stage est obligatoire pour leur formation, et les bénévoles, ni les stages servant à l'orientation professionnelle (tiens, un trou noir...), ni les chômeurs longue durée reprenant une activité pendant les six premiers mois (tiens, encore un trou noir...). Ne sont pas closes, disent certains, les discussions sur les salaires des retraités encore actifs, des mini-jobeurs, des porteurs de journaux, des jeunes de moins de 25 ans et ... des agriculteurs voire d'autres métiers qui vont ressortir du chapeau au dernier moment. Sans parler des trucs et autres tactiques qui seront expérimentés pour contourner le salaire minimum (les faux indépendants vont proliférer !).  Bref, il y aura encore des trous noirs.
Et que dire de la bataille sur la procédure à concevoir pour les augmentations futures ? Le gouvernement fédéral veut en garder la maîtrise, mais employeurs et salariés la revendiquent au nom de la primauté du partenariat social.
Et, évidement, sous réserve d'invalidations par le tribunal constitutionnel fédéral qui sera certainement appelé à se prononcer sur le respect du revenu minimum d'existence, du principe d'égalité devant la loi, et de la primauté  du partenariat social. Bref, nous ne sommes pas au bout des surprises.

11.3.14

La Energiewende, un parfait exemple d'hyperdilemme.

Mais qu'est-ce qui leur a pris ? Ils veulent fermer les centrales nucléaires, installer tout un système de production d'énergies renouvelables, respecter scrupuleusement l'environnement, construire un leadership industriel dans ce domaine, n'avoir aucune ligne à haute tension dans leur jardin et, bien sûr, le tout gratuitement ou, du moins, pas plus cher.
Le beurre, l'argent du beurre, etc. etc.
Ces différents objectifs paraissent partiellement incompatibles. On va donc inviter quelques experts pour qu'ils nous disent s'il faut en rire, en pleurer, ou quoi.

23.2.11

du rififi dans le monde des plagiaires.

Quand un ministre se pique de science, cela donne un résultat détonant !
En effet, Monsieur le Baron Karl-Theodor von und zu Guttenberg, ci-devant ministre fédéral de la Défense, a présenté en 2007 une thèse doctorat en droit, alors qu'il était déjà actif en politique ; une thèse qui vient d'être publiée chez le prestigieux éditeur de travaux scientifiques Duncker und Humblot. Et, patatras !, de jeunes impertinents se sont mis à la lire, puis à l'analyser et se sont aperçus qu'une partie importante du texte est copié d'autre sources... non citées. Un scandale s'amorce, amplifié par le fait qu'il aurait porté le titre de Dr. - et nous savons l'importance de ce titre dans la vie publique en Allemagne - avant d'y avoir été autorisé par l'Université de Bayreuth.
Cette dernière l'a maintenant sommé de prendre position au sujet des reproches qui lui sont faits et il a d'ores et déjà avoué publiquement avoir fait "des bêtises".
Comme quoi la curiosité des jeunes gens est une très bonne chose.

12.2.11

du rififi à la Banque centrale européenne ?

Mais à quoi a bien pu penser Monsieur Axel Weber, président de la Deutsche Bundesbank, pour annoncer qu'il ne demanderait pas le renouvellement de son mandat ? Alors que tout le monde pensait qu'il succéderait à Monsieur Jean-Claude Trichet à la tête de la Banque centrale européenne ; alors que l'Allemagne et sa chancelière pensaient que c'est à eux que devait raisonnablement revenir cette présidence, après une présidence néerlandaise et une présidence française !
Et patatras ! Weber annonce qu'il n'est plus candidat à rien. On se perd en conjectures : a-t-il craint une défaite, qu'il ne serait pas élu malgré le soutien inconditionnel de divers gouvernements ? Il est vrai que sa critique acerbe de l'achat par la B.C.E. d'obligations d'Etat pour lutter contre la crise financière avait déplu, au présidence de la République française entre autres ; et que penser aussi de sa critique, tout aussi acerbe, du projet de gouvernement économique de l'Europe, ce projet franco-allemand pour faire avancer l'Europe - et, en fait, de faire de la politique monétaire européenne une politique de soutien de la politique économique ? En bon libéral rhénan, il ne pouvait que refuser cette atteinte à l'orthodoxie monétaire...
Bref, à 56 ans, il n'est pas encore bon pour la retraite et il va donc retrouver son université d'origine, Cologne, et redevenir le professeur d'économie qu'il était avant sa présidence de la Bundesbank.
A moins que certaines rumeurs ne se réalisent, qui le donnent successeur de Monsieur Josef Ackermann, le président de la Deutsche Bank qui doit prendre sa retraire l'an prochain...
Mais alors, qui va présider la B.C.E. ? un second couteau ?

1.9.10

du rififi partout en Allemagne.

Ça pète, ça pète dans toute l'Allemagne. Monsieur Thilo Sarrazin, membre du directoire de la Deutsche Bundesbank (banque centrale, membre du réseau de la BCE), ancien sénateur (ministre) des Finances de l'Etat de Berlin, ancien membre du directoire de Die Bahn (mis à la porte par Mehdorn avant que ce dernier ne soit viré à son tour), et que j'ai connu quand il était ministre des Affaires sociales de l'Etat de Rhénanie-Palatinat et moi conseiller auprès du ministre des Finances de ce même Etat, vient de publier un livre-brûlot: "Deutschland schafft sich ab - Wie wir unser Land aufs Spiel setzen" (Verlag: Deutsche Verlags-Anstalt, 464 Seiten, ISBN-13: 9783421044303).
Un livre-brûlot car il émet un certain nombre d'opinion considérées comme politiquement incorrectes et qu'il prétend, souvent à tord et le reste à raison, fonder ces opinions sur des statistiques, certaines, mais pas toutes, étant contestables, et des théories scientifiques, certaines, mais pas toutes, étant tout autant contestables.
Je n'ai pas l'intention d'analyser le livre, ni même de le lire, puisque le sujet - comment les immigrés en Allemagne, surtout ceux en provenance de Turquie et autres pays musulmans, traitent l'Allemagne et les Allemands - ne fait pas vraiment partie de mes préoccupations.
Par contre, la chasse aux sorcières qui est lancée contre lui, m'émeut profondément. Comment ? Il serait interdit de dire des choses aujourd'hui politiquement incorrectes en Allemagne ? Le débat intellectuel - et Thilo Sarrazin est un intellectuel, avant d'être un banquier central ou un homme politique - ne peut-il déboucher en 2010 que sur un tir groupé sur celui dont le tord est de gêner ? S'il y a un problème de politiquement incorrect en matière d'immigrés musulmans, suffit-il de faire la chasse à celui qui lance maladroitement le débat ?
Le sujet mérite mieux.

29.6.10

Du rififi à Berlin.

Je vais être charitable et ne pas citer son nom : un homme politique allemand, de Berlin, vient de demander que tout étranger candidat à l'immigration devrait se soumettre à un test d'intelligence au motif que l'immigration doit servir l'Etat allemand ; il a bien dit : "l'Etat".
Si pour servir l'Etat allemand, il fallait avoir un bon score à un test d'intelligence, cet homme politique n'aurait sans doute pas fait carrière !
Heureusement que personne ne l'a suivi dans cette voie.

27.12.09

Du rififi à la télé allemande.

En Allemagne aussi, la télé publique est financée par une redevance parafiscale. Le première chaîne, ARD, une fédération des chaînes régionales, veut offrir un programme limité que pourraient recevoir les possesseurs de PDA sur leur ordinateur de poche (avec lesquels on peut aussi téléphoner, aller sur le web etc.).
Et alors ? Mais, disent les gouvernements régionaux, ceux qui reçoivent le programme sur leur PDA ont-ils payé la redevance ? Non, donc ceux qui payent sont sensés payer pour ceux qui ne payent pas ? Donc, non, disent-les gouvernements. Mais, ont-ils le pouvoir d'imposer ce non ? Non. La chaîne ARD est fondée sur une convention inter-Etats régionaux et elle est indépendante, n'obéissant qu'aux organes institués par cette convention, composés de dirigeants des chaînes régionales, nommés eux-mêmes par des conseils dans lesquels siègent quelques hommes politiques, mais majoritairement des représentants de la société civile.
Donc, ce sera oui, à ce niveau.
Mais voilà le gouvernement fédéral qui essaie aussi de dire non. Au nom de la concurrence non faussée. Ah bon ! Là il faut aller voir du côté des éditeurs d'organes d'information papier/web, qui ont développé une offre payante destinée à la clientèle des PDA qui trouve injuste de se voir confrontés à une concurrence financée par la redevance parafiscale.
Donc, oui ou non ? La bataille sur les contenus du web continue...

Du rififi à Moscou.

Culpa in contrahendo... J'ai eu du mal, quand j'étais étudiant en droit en Allemagne, à comprendre ce dont il s'agit, et vous ne connaissez peut-être pas non plus, si vous n'avez pas de solides notions de droit allemand.
Et pourtant, il va falloir se familiariser avec ce qui est devenu en 2002 l'art. 311 al. 2 du code civil allemand BGB. En effet, la Sperbank demande à General Motors un dédommagement au titre de ses négociations d'achat d'Opel en consortium avec Magna, négociations brutalement interrompues par GM qui a décidé de garder Opel, après avoir cherché à vendre à tout prix.
"Neuf mois de négociations, 9000 pages de contrats prêtes à être signées. Deux jours avant la signature, GM annule le deal !" dit Gref, le patron de Sperbank. Ça nous promet un super beau procès : le droit allemand est-il applicable à des relations pré-contractuelles internationales germano-russo-américaines ? GM est-il responsable des frais engagés par Sperbank pour les négociations d'achat ? Les conditions pour un dédommagement au titre de la Culpa in contrahendo sont-elles donc réunies ?
On peut cependant aussi se demander, s'il s'avère que Sperbank a tout payé pendant cette phase de négociation, quel rôle jouait Magna dans cette tentative de reprise d'Opel : partenaire ou homme de paille ? Et les gouvernements allemands, qui privilégiaient Sperbank/Magna, se sont-ils posé cette question ?

22.12.09

Du rififi dans le café allemand.

Trois gros producteurs/distributeurs se font infliger une amende totale de 160 millions € pour entente illégale sur les prix.
En soit, la chose ne serait pas bouleversante, l'économie sociale de marché ne pouvant fonctionner, c'est bien connu, que si la concurrence n'est pas faussée de manière illicite. Ce qui rend le cas intéressant, c'est la façon dont l'office fédéral des Cartels a mené son enquête : un quatrième larron les a dénoncés et sera "témoin de la couronne" en cas de procès, une procédure qui permet à ce dernier d'échapper légalement à toute poursuite.
Certains objectent : d'abord, le quatrième a profité de l'entente pour gonfler ses prix, puis il s'en tire sans dégât en dénonçant les autres ! Oui, et alors ? Ce qui fait vivre un cartel, c'est bien la confiance que se font les compères ? Il faut donc détruire toute velléité de confiance dans de telles ententes, à la source. Si aucune partie à l'entente ne peut faire confiance aux autres, alors plus d'entente possible.
Et c'est le consommateur, à qui ce cartel a coûté 4,8 milliards € depuis 2000, qui en profite, et l'économie sociale de marché.

21.12.09

Du rififi chez les oies.

Il est connu que nos amis allemands dégustent une oie rôtie au déjeuner du 25 décembre. Cette oie, ou autre rôti de Noël, va coûter 120 millions de Kw/h supplémentaires, faisant passer la consommation des ménages allemands à 480 millions de Kw/h.

14.12.09

Du rififi à Munich.

Plus de 3,2 milliards d'euro = 1 euro. Magique.
C'est la transaction que vient de faire la banque publique de l'Etat libre de Bavière (BayernLB) sur sa filiale autrichienne Hypo Group Alpe Adria (HGAA)... en s'en retirant pour permettre à l'Etat autrichien de la nationaliser ce matin.
En état de faillite cette nuit, cette banque est la 6è d'Autriche et servait aux bavarois pour leurs opérations dans les Balkans, entre autres. Avec le succès que l'on voit.
La BCE a participé au sauvetage dans la nuit de dimanche à lundi ; Trichet qui monte une nationalisation de banque ? Oui, oui ! Et pourquoi, comment ? parce qu'elle est une banque systémique en Autriche. Vous avez bien lu : systémique ; ça veut dire que si elle s'écroule, le système s'écroule.
Quand je pense aux nationalisations des banques en 1981, au motif que "le poids des banques dans le pays le justifiait" ! On n'avait pas encore inventé la notion de banque systémique, moi non plus d'ailleurs, et je le regrette bien.
A propos : quelle banque française appartient aux bavarois ou autres rhénaniens du nord-wesphaliens (la WestLB vient aussi d'être sauvés de justesse) ?

29.11.09

Du rififi dans le tram Strasbourg-Kehl.

"Durch den Abschluss der Kooperationsvereinbarung geht keine der beiden Parteien eine Bauverpflichtung für die Tram-Strecke zwischen der heutigen Endhaltestelle Aristide-Briand und dem Bahnhofsplatz Kehl ein".
La clause de sauvegarde dans la convention de coopération entre Strasbourg et Kehl, qui porte sur les travaux de planification d'une extension de le ligne D du tram jusqu'à la gare de Kehl, est due à l'"expérience" que Kehl a faite avec la passerelle et les millions d'euro de surcoûts qu'elle a entraînés. Mais elle est aussi la porte de sortie qui sera utilisée si le moindre différent apparaît entre les deux villes. Avec ce projet, qui portera sur des dizaines de millions d'euro, ce ne sont pas les occasions qui manqueront, et ce n'est pas demain que le tram circulera.
Le premier motif de discorde ? Pourquoi aller à la gare de Kehl alors qu'un train circule quasiment toutes les demi-heures entre Strasbourg et Kehl ?

26.11.09

Plus de rififi dans le train.

Je vous disais l'autre jour que la SNCF se lance en Allemagne, par une de ses filiales, sur des circulations grande vitesse entre Hambourg et Berlin et entre Francfort/Main et Berlin.
La contre-attaque n'a pas beaucoup tardé : une filiale française de Deutsche Bahn (dans le frêt), vient de déposer une plainte auprès de l'autorité de la concurrence contre la SNCF au motif que cette dernière pratiquerait des prix inférieurs au prix de revient (dumping interdit) dans le transport du frêt en France ; elle parle même de prix "prédateurs".
Mais la plainte porte aussi sur l'accès à des sillons de circulation (créneaux temps/trajet pour la circulation), comme s'il était concevable que la SNCF et RFF étaient susceptibles de discriminer un nouvel entrant sur le marché...
Je vous l'avais bien dit : c'est la fin des pactes de non-agression. Mais qui sera le perdant ? Une des deux protagonistes ? les salariés ? le consommateur ?

8.11.09

Du rififi sur les routes allemandes.

Si l'Allemagne introduit un péage routier - pas seulement autoroutier - comme il en est maintenant question, les conséquences en Alsace seront loin d'être négligeables. Aux milliers de camions qui traversent tous les jours la région du Nord au Sud et inversement, s'ajouteront des milliers de voitures ; les Alsaciens qui iront faire leurs courses en Allemagne se feront raquetter à la frontière comme avant l'Europe, provoquant ainsi une crise grave dans les tentatives de création d'Eurodistricts transfrontaliers ; et, si le péage routier est compensé par une suppression de la taxe allemande sur les carburants pétroliers, les Allemands pourront enfin acheter leur caburant à la pompe chez eux, et l'Alsace aura des manifs de pompistes français.