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22.12.09

Du rififi dans le café allemand.

Trois gros producteurs/distributeurs se font infliger une amende totale de 160 millions € pour entente illégale sur les prix.
En soit, la chose ne serait pas bouleversante, l'économie sociale de marché ne pouvant fonctionner, c'est bien connu, que si la concurrence n'est pas faussée de manière illicite. Ce qui rend le cas intéressant, c'est la façon dont l'office fédéral des Cartels a mené son enquête : un quatrième larron les a dénoncés et sera "témoin de la couronne" en cas de procès, une procédure qui permet à ce dernier d'échapper légalement à toute poursuite.
Certains objectent : d'abord, le quatrième a profité de l'entente pour gonfler ses prix, puis il s'en tire sans dégât en dénonçant les autres ! Oui, et alors ? Ce qui fait vivre un cartel, c'est bien la confiance que se font les compères ? Il faut donc détruire toute velléité de confiance dans de telles ententes, à la source. Si aucune partie à l'entente ne peut faire confiance aux autres, alors plus d'entente possible.
Et c'est le consommateur, à qui ce cartel a coûté 4,8 milliards € depuis 2000, qui en profite, et l'économie sociale de marché.

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